Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne
Évènement

L’éloquence en action

Depuis huit éditions, le Concours international d’éloquence de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne transforme la parole en art et chaque discours en défi. Cette année, le concours se réinvente et s’ouvre à tous les étudiants de France, aux côtés des candidats internationaux et des étudiants de l’université. Yann, Maylis et Léo, venus de parcours différents, racontent ce que cela signifie, pour eux, de participer à cette édition et d’affronter le trac pour faire vibrer sa voix.

Le trac qui devient moteur  

Monter sur scène représente toujours un mélange d’adrénaline et de concentration. Pour certains candidats, le stress n’est pas un obstacle : il se transforme en énergie, un moteur pour capter l’attention et donner vie à chaque mot. 

« Plutôt à l’aise à l’oral, mais le cadre du Concours me stresse... On est face à des personnes qui sont aussi bonnes en termes d’éloquence. Les facilités qu’on peut avoir sont assez relatives. » Yann, étudiant en deuxième année d’économie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne 

Pour d’autres, cette édition est l’occasion unique de relever un nouveau défi. Monter sur scène devient alors un exercice de transformation : se glisser dans la peau d’un personnage et lui insuffler vie le temps d’un discours.  

« Stressée avant de me lancer, je me sens à l’aise dès que je prends la parole. Je me mets dans ma bulle, j’incarne le personnage que je veux transmettre et ça va tout de suite mieux. » Maylis, étudiante en droit à l’université Rennes 2. 

Préparer sans se figer 

La force d’un bon discours réside autant dans la préparation que dans la spontanéité. Certains candidats travaillent leurs mots quelques jours seulement avant leur passage, pour les avoir en tête sans tomber dans le par cœur. 

« Je prépare mon discours à l’avance, mais je ne le travaille que quelques jours avant. Comme ça, il est vraiment en tête sans être récité par cœur. » Léo, étudiant en science politique à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.  

Il poursuit en expliquant que l’émotion compte autant que les idées. Plutôt que d’aligner des arguments tout faits, il s’agit de toucher le public et de faire passer un message avec sincérité.  

 « Je préfère toucher le cœur des gens, car cela marque plus qu’un argument tout fait. »  

Structurer ses idées tout en laissant place à l’émotion devient un véritable art. Chaque intervention gagne en authenticité et en impact, captivant l’auditoire et ouvrant la voie vers le troisième tour.  
 

Les candidats qui ont brillé lors des deux premiers tours se préparent maintenant pour le troisième, prévu le 19 mars. C’est l’occasion de pousser l’art de l’éloquence encore plus loin, de peaufiner leur style et de surprendre le jury avec des discours à la fois convaincants et émouvants. 

Pour prolonger l’expérience, le podcast Convaincre & Émouvoir propose des coulisses inédites de l’édition 2025. Un rendez-vous idéal pour comprendre les secrets de l’art oratoire et découvrir comment chaque mot peut toucher le public.