Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne
Étudiant

L’épreuve des voix

Le 1er avril, sur la scène de l’amphithéâtre Richelieu, seize étudiants, derniers candidats en lice d’une sélection entamée quelques semaines plus tôt, s’apprêtaient à défendre leur place pour atteindre la finale du Concours international d’éloquence de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Dans l’amphithéâtre comme en ligne, où plusieurs milliers de spectateurs suivaient l’événement, l’attention était suspendue à chaque mot. 

Une scène élargie 

Déjà ouvert à l’international depuis sa création, le concours s’est renouvelé cette année. Désormais accessible à tous les étudiants, au-delà des murs de l’université, il affirme une double ouverture internationale et nationale. 
Deux candidats externes à l’université ont ainsi pris part à cette demi-finale, venus respectivement de l’Institut catholique de Paris (ICP) et de l’université Paris-Saclay, tout comme un candidat international qui participait depuis la République démocratique du Congo (RDC). Autant de trajectoires différentes réunies par une même exigence : celle de convaincre. 
Armand Leroy, étudiant à l’institut catholique de Paris, évoque une expérience marquante :  

« L’éloquence est une passion qui m’accompagne depuis longtemps. Être sélectionné ici, dans un cadre aussi exigeant, représentait une opportunité que je ne pouvais pas laisser passer. »

Thomas Lacour, étudiant à l’université Paris-Saclay,  confie :  

 « Atteindre ce stade du concours est déjà une grande satisfaction. On s’y projette, forcément, avec l’envie d’aller plus loin, de prolonger cette expérience jusqu’à la finale. »  

Cette ouverture plus large du Concours international d’éloquence marque un tournant dans son histoire et élève son degré d’exigence en favorisant une confrontation plus intense des compétences oratoires.

Penser, convaincre, incarner 

Au cœur de la soirée, les candidats ont été confrontés à des questions qui ne tolèrent ni réponses simples ni certitudes figées. Les mensonges, le destin, la réussite ont été explorés dans toute leur complexité.  
« Le mensonge est-il plus beau que la vérité ? », « Réussir signifie-t-il nécessairement abdiquer ? », « La chance est-elle la poésie du destin ? » 
Autant de sujets qui ont donné lieu à des discours singuliers, toujours incarnés. Entre références littéraires, réflexions personnelles et constructions argumentatives rigoureuses, chaque prise de parole a révélé une manière propre d’habitude le langage et de donner forme à la pensée.

Huit voix pour un lieu  

Le jury, présidé par Sophie Cras, vice-présidente déléguée science avec et pour la société de l’université et composé de Graziella Suchey, grande gagnante de l’édition 2025, Thomas Martineau, représentant d’Aura (partenaire de cette édition), Raphaël Malara, directeur de la Coordination géographique à Campus France (partenaire de cette édition), Lilia-Marie Amrani, membre de l'association Sorb’Hérauts, Marie Charlieu, membre de l’association Révolte-Toi Sorbonne et de Paul Hébert, membre de l’association Lysias. Tous, ont salué la capacité des orateurs à défendre des positions nuancées sur des sujets complexes. Au-delà de la performance, c’est la maîtrise, la justesse et la puissance d’incarnation qui ont guidé l’évaluation. 
À l’issue des délibérations, huit finalistes ont été retenus :  Tom Bil, Arthur Chatellard, Axel Doursat, Amélie Eynard, Marion Hilaire, Noé Loquier, Matéo Migot-Cattaneo et Anna Petit. 
Ils se retrouveront le 16 avril sous la coupole du Panthéon. Là, dans cet espace chargé de mémoire, leur parole prendra une dimension singulière et solennelle.  

Porter la parole

Pour les finalistes, la qualification dépasse la simple victoire. Elle engage une responsabilité, celle de faire entendre une voix qui compte.  
 

« Accéder à la finale, c’est porter une parole qui dépasse le cadre du concours. Il faut être à la hauteur de ce que l’on dit. » - Amélie Eynard, étudiante en double licence d’histoire et science politique

« Le Panthéon oblige. Il impose une exigence supplémentaire, une forme de justesse dans la manière de s’exprimer. » - Arthur Chatellard, étudiant en double licence droit philosophie

« Ce concours m’a appris à construire ma pensée et à l’assumer pleinement. La finale en est l’aboutissement. » - Noé Loquier, étudiant en deuxième année de droit

« Derrière chaque discours, il y a un parcours, des doutes, des progrès. C’est une expérience qui transforme durablement. » - Anna Petit, étudiante en master de droit pénale et sciences criminelles

Chaque voix devra trouver sa pleine mesure dans l’écrin du Panthéon, les mots devront convaincre, émouvoir et marquer les esprits.

Le podcast Convaincre & Émouvoir, produit par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dévoile les coulisses du Concours international d’éloquence, rendez-vous incontournable qui célèbre depuis sept éditions l’art oratoire et la rigueur de la parole.